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L'eau et la Bièvre

La Bièvre, renaissance d'une rivière au milieu de la ville !

Enterrée depuis 60 ans, la Bièvre devrait revoir le jour dans quelques années. Sa réouverture est un projet emblématique de la Communauté d'agglomération : en voici la présentation !

La Bièvre, renaissance d'une rivière au milieu de la ville !

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la Bièvre était le seul affluent de la Seine dans Paris. Enterrée depuis 60 ans, elle devrait revoir le jour dans quelques années. Sa réouverture est un projet emblématique de la Communauté d'agglomération de Val de Bièvre.

Un lieu de villégiature pour les Parisiens

Au Moyen-Age : la Bièvre est utilisée pour arroser les jardins et comme force hydraulique. Pour augmenter sa puissance, des canaux d’agréments et des moulins sont construits (on en comptera jusqu'à 130 sur l'ensemble du cours de la rivière). En amont de Fresnes, la vallée est également un lieu de loisir (pêche, chasse, baignade) et de promenade.

XVIè siècle : des activités artisanales (tapisseries des Gobelins à Paris, toiles à Arcueil, draperies…) s’installent progressivement sur son cours. Dès 1673, un arrêté royal repousse ces activités hors de la capitale.

XIXè siècle : avec la révolution industrielle, les besoins en eau s'intensifient. Différents projets sont envisagés pour  augmenter son débit : redressement de son cours, curetage, suppression des canaux de dérivation… L’exploitation de plus en plus intensive transforme le cours d'eau en cloaque nauséabond.

La disparition progressive de la rivière

Vers 1835 : des moulins sont détruits, des barrages régulateurs sont réalisés et des puits artésiens sont ouverts pour alimenter la Bièvre par des eaux souterraines, notamment pendant les étiages vers 1855.

Début du XIXè siècle : la Bièvre commence à être couverte en raison des odeurs nauséabondes et des pollutions visuelles qu’elle provoque.

1826 – 1830 : à Paris les bords de la rivière sont bétonnés pour éviter l’infiltration des eaux polluées dans les sols et la nappe.

À partir de1844 : la couverture de la Bièvre commence à Paris.

1868-1878 : Les travaux d’assainissement s’étendent en banlieue : un “collecteur Bièvre” est posé entre Cachan et Gentilly,

1880 : Le conseil municipal de Paris adopte un programme d’assainissement de Paris “tout à l’égout à Paris, rien à la Seine pour la banlieue”.

1940 : La station d’épuration d’Achères est créée pour répondre au développement de l’urbanisation.

1956 : la Bièvre est intégralement couverte sur l’ensemble du territoire jusqu’a Antony.

Fin du XXè siècle : Malgré la couverture,  de nombreuses crues deviennent problématiques en raison de l’accélération de l’imperméabilisation des sols en banlieue.

Une dynamique de réouverture et de valorisation

2000 : la Communauté d’agglomération de Val de Bièvre se dote de la compétence « valorisation de la Bièvre ».

2000 – 2003 : aménagement du parc des Prés à Fresnes, en partenariat avec le Conseil général du Val de Marne et le SIAAP. Un espace naturel de 3,2 ha est aménagé. Le projet reçoit le prix des Eco-maires (2002) et plusieurs prix de l’association des maires d’Ile-de-France (Prix paysage, Grand prix de l’environnementet Prix de l’assainissement en 2003). Le projet est présenté au Forum mondial de l’eau à Kyoto au Japon. Ouvert au public en mai 2003, le parc est aujourd’hui un lieu d’apprentissage de la biodiversité grâce à une gestion raisonnée et adaptée aux différents écosystèmes qui se sont développés sur le site.

2003 :La CAVB lance l’élaboration d’un schéma directeur de valorisation de la Bièvre afin de définir un programme d’actions pour la réouverture de la Bièvre la plus complète et la plus durable possible. La valorisation de cet axe doit se faire en cohérence avec les projets des communes, notamment avec le réseau d’espaces verts et le maillage de circulations douces qui donnent une unité au territoire.

La réouverture de la Bièvre fait l’objet d’une volonté politique et d’une demande sociale forte. Plusieurs associations très dynamiques sont impliquées dans le projet de reconquête de la rivière. Lesdimensions territoriales de la réouverture sont multiples:

  •  l’approche historique (rivière industrielle, mise en valeur du patrimoine (fontaines, regards…)
  • la contribution environnementale  (amélioration de la qualité des eaux)
  • le nouveau cadre de vie
  •  l’attractivité économique
  • la coopération inter-collectivités, notamment CAVB/ communes et CG94

Dans le cadre du contrat Bièvre aval, deux tronçons devraient être prochainement remis à l’air libre sous maîtrise d’ouvrage du Conseil général :

  • le long de l’avenue Flouquet à l’Haÿ-les-Roses (parc départemental),
  • dans le parc départemental du Coteau à Arcueil- Gentilly.

La CAVB a également lancé des études de faisabilité afin de rouvrir 2 autres sites : la ZAC Camille Desmoulinsà Cachan et le  Jardin de la Paixà Gentilly.

En savoir plus...

La réouverture de la Bièvre, un projet qui réunit.

La réouverture de la Bièvre est un projet commun qui réunit, à la fois le Val de Bièvre mais aussi le Conseil Général du Val de Marne.

Ici un lien pour tout savoir sur la réouverture de la Bièvre

Conseil pratique

Ne passez pas votre biberon trop chaud sous le robinet d'eau froide pendant 2 minutes. Transvasez-le, 3 ou 4 fois, dans un autre biberon et le tour est joué. Cette technique offre un refroidissement plus rapide et très pratique, surtout quand les petits estomacs crient famine !

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